De la convergence et du dualisme
De la convergence contre le dualisme Par Abde El Ilah Zerarga « Si nous pouvions voir les rouages de l'âme comme nous voyons ceux d'un moulin, nous n'y trouverions que de la matière en mouvement, et pourtant, c'est de là que jaillit la pensée. » (Leibniz, La Monadologie) Le dualisme n'a pas disparu. Il est toujours là, ancré dans nos intuitions les plus profondes. Interrogez n'importe qui sur la nature de l'intelligence, de la conscience ou de la créativité humaine, et malgré la diversité des réponses, une conviction sous-jacente émerge presque toujours : l'être humain possède quelque chose de fondamentalement différent, quelque chose qui le distingue radicalement des machines. Son expérience serait unique, et ce qui en résulte — création artistique, expression authentique, pensée véritable — le serait tout autant. Plutôt que de revisiter les incohérences classiques du dualisme, je propose d'emprunter un chemin moins fréquenté, celui de la biologie...